Le Syndrome Post-Polio, qu’est-ce que c’est ?

Alors que la forme aiguë de la polio s’est raréfiée dans les pays développés grâce à la vaccination, des suites tardives apparaissent après quelques décennies après l’attaque aiguë.

Ce sont : douleurs, faiblesse musculaire, forte diminution de la capacité de charge, troubles de la régulation neurovégétative, troubles de régulation de la température, troubles de la fonction respiratoire.

En Europe, même des médecins spécialisés nient la réalité du syndrome post-polio bien que des milliers de victimes en prouvent l’existence et en souffrent tous les jours.

Les suites tardives sont dues essentiellement à un surmenage général, structurel et fonctionnel de l’appareil moteur, des motoneurones, du métabolisme et des mécanismes de régulation.

Une réduction de surmenage, l’introduction de divers moyens et traitements adéquats s’imposent : « Personal assistance », moyens auxiliaires, adaptation du temps et du poste de travail, thérapies, séjours de réadaptation, médicaments et aides respiratoires.

DOULEURS

Le processus inflammatoire mène à la phase aiguë et aussi à l’atteinte des neurones périphériques très sensibles, et par voie de conséquence à des douleurs et à une hypersensibilité lors de diverses irritations.

Elles sont constantes, sourdes et profondes, touchant l’ensemble de l’appareil moteur, indépendamment de la position ou de l’effort, et persistent également au repos.

FAIBLESSE MUSCULAIRE

De nombreux malades retrouvent une force clinique appréciable grâce à un traitement de physiothérapie active.

Les fibres musculaires atrophiées et dénervées sont à nouveau innervées par la « germination » des motoneurones ayant résisté au virus de la polio. A titre expérimental, on a constaté une fatigabilité plus rapide et une récupération plus lente de ces fibres musculaires (le plus souvent du type I).

Si la musculature atrophiée est surchargée constamment, qu’ils s’agissent de travaux quotidiens et professionnels « normaux », une dégénération soit lente, insidieuse, soit subite (par poussées) se produit.

Les malades ne savent plus marcher longtemps, tombent souvent, perdent leurs forces et, par exemple, également dans la région scapulaire. La musculature concernant la respiration, la déglutition et la parole peut aussi être affectée. On a observé occasionnellement une altération musculaire à la suite d’une relaxation intra opératoire.

FATIGUE

De nombreux malades évoquent la limite de rendement(« polio-wall ») à laquelle ils sont confrontés, bien qu’ils désireraient la dépasser.

Cette limitation est en contradiction avec la personnalité (hyper)active (type Alpha) du poliomyélitique typique.

Les personnes concernées sont contraintes de freiner leur style de vie, de réduire leurs activités professionnelles et leurs loisirs, ou alors d’aller au-devant d’une décompensation générale de leur état de santé. Outre les douleurs et la faiblesse musculaire évoquées, on relève des troubles du métabolisme cortisonique ainsi que des troubles de la formation réticulaire.

DYSFONCTIONNEMENT NEURO-VEGETATIF

Outre les signes cardio-vasculaires, sympathiques et parasympathiques de décompensation des douleurs, de la faiblesse et de la fatigue, on observe également une symptomatique spécifique, à première vue inexplicable et inadéquate.

Celle-ci rappelle les troubles de la régulation végétative dans l’encéphalite (polio) virale.

Il n’est pas rare de la voir persister au cours de la phase de régénération ou réapparaître dans le SPP. Elle se manifeste de la même manière qu’en cas d’insuffisance corticosurrénale ; il n’y a pas de manque nettement définissable de cortisone. Par contre, on relève une insuffisance aiguë ou en lente progression de la production de cortisone lors de (nouvelles) situations de stress.

La masse musculaire étant réduite, il n’existe que de faibles et labiles réserves de liquide. De tels patients sont souvent atteints de diabète sucré ‘contrôle d’énergie, administration d’insuline).

TROUBLES DE REGULATION DE LA TEMPERATURE

L’irrigation sanguine insuffisante en cas d’atrophie musculaire, les vibrations musculaires très limitées ou inexistantes, les oedèmes tissulaires ou lymphatiques sont responsables de l’augmentation des troubles de régulation de la température et, indirectement, en partie de troubles trophiques, surtout lorsqu’il fait froid.

Mais des réactions anormales sont connues aussi aux sources de chaleur de courte durée (coups de soleil, collapses circulatoire).

TROUBLES DE LA FONCTION RESPIRATOIRE

Voir la rubrique de Monsieur le Professeur F.BONNET, spécialiste de la poliomyélite en allant dans les articles scientifiques publiés sur ce site.

Thérapie et prévention du SPP

La thérapie la plus efficace des symptômes tardifs de la polio est avant tout la prévention.

C’est ce que prouve un groupe de patients qui, dès le début de leur polio, ont bénéficié d’une part de séances de physiothérapie ambulante et/ou de séjours annuels de réadaptation, et d’autre part ont évité le surmenage, ont gardé également sous sérieux contrôle leurs difficultés orthopédiques, resp.chirurgicales et orthétiques/prothétiques et ont voulu les résoudre.

Les cures thermales sont également très favorables. Les patients devraient se maintenir en forme par la natation.

Souvent la pratique montre que les suites tardive de la polio se manifestent ou sont déjà déclarée parce que les intéressés ne peuvent ou n’ont pas pu donner suite aux exigences, pour des raisons soit personnelles, soit professionnelles, sociales ou encore faute de temps.

Il faut préciser à l’intention des polios très actifs (et de leur entourage immédiat !) que les aides (entourage, moyens auxiliaires), ainsi que des thérapies régulières ne sauraient en aucun cas être considérés comme un luxe, mais au contraire comme une condition sine qua non en vue du maintien de l’aptitude au travail et de la qualité de vie.

Il peut s’avérer très difficile de définir la mesure qui convient au polio, qui souvent fixe son attention sur l’endurance, l’entraînement et la lutte.

TRAITEMENT

La thérapie la plus efficace des symptômes tardifs de la polio décrits plus haut est avant tout la prévention.

C’est ce que prouve un groupe de patients qui, dès le début de leur polio, ont bénéficié d’une part de séances de physiothérapie ambulante et/ou de séjours annuels de réadaptation, et d’autre part ont évité le surmenage, ont gardé également sous sérieux contrôle leurs difficultés orthopédiques, resp.chirurgicales et orthétiques/prothétiques et ont voulu les résoudre.

Les cures thermales sont également très favorables. Les patients devraient se maintenir en forme par la natation.

Souvent la pratique montre que les suites tardive de la polio se manifestent ou sont déjà déclarée parce que les intéressés ne peuvent ou n’ont pas pu donner suite aux exigences, pour des raisons soit personnelles, soit professionnelles, sociales ou encore faute de temps.

Il faut préciser à l’intention des polios très actifs (et de leur entourage immédiat !) que les aides (entourage, moyens auxiliaires), ainsi que des thérapies régulières ne sauraient en aucun cas être considérés comme un luxe, mais au contraire comme une condition sine qua non en vue du maintien de l’aptitude au travail et de la qualité de vie.

Il peut s’avérer très difficile de définir la mesure qui convient au polio, qui souvent fixe son attention sur l’endurance, l’entraînement et la lutte.

Témoignage d’une victime

Voici le parcours d’une victime du post polio syndrome :

1962 : paralysie par polio, tout particulièrement au niveau des jambes
1963-64 : phase de récupération partielle
1965-2000 : handicap stabilisé
2001-2003 : fatigue anormale, douleurs musculaires, articulaires, fasciculations
2004-2005 : besoin de se tenir à un bras pour marcher
2006 : achat d’une canne anglaise
2007 : distance de marche qui se réduit et douleurs persistantes, impossibilité d’assumer les tâches ménagères
2008 : achat d’une chaise roulante, impossibilité de soulever quoique ce soit
2009 : impossibilité de se déplacer seule et de parcourir plus de 10 mètres debout

Il est à noter que des muscles ayant été épargnés lors de l’attaque initiale sont à présents touchés